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Retrouvez nos anciens evênements dans la rubrique Archives
souffle continu
vous présente
ses meilleurs voeux pour l'année 2010
Happy new year 2010 !
Vendredi 15 Janvier 18h30
'le saut dans le vide'
Elisa Point - voix, texte
Colin Johnco (aka Ed Rolll) - electronic
Frédéric D. Oberland - guitare
Jean-Philippe Feiss - violoncelle
Chuchoteuse et actrice musicale d'une vingtaine de concept albums : de "l'Assassine" aux "Silences de la nuit", Elisa Point, spécialiste du hors piste vocal et littéraire, évolue dans la poésie sonore depuis l'an 2000. Elle a écrit pour Christophe, "Comme si la terre penchait" (universal), cd avec Jacques Duvall (phantom), Hervé Zenouda (trace), Ravel Chapuis (volvox).
Frédéric D. Oberland
http://www.myspace.com/fredericdoberland
Jean-Philippe Feiss
http://www.myspace.com/jeanphilippefeiss
Colin Johnco
http://www.myspace.com/colinjohnco
Vendredi 22 Janvier 18h30
Guy Frank Pellerin
Guy Frank Pellerin – solo vents et percussions
(sortie du disque ‘’Periplo’’)
Où sommes-nous ? En altitude assurément. En solitude ? Moins sûr. Quelque part entre Vienne et Kyoto, dans un monde raréfié à dessin, traversé peut-être par le vol d'un Varèse ou d'un Braxton. Dans ce vide, un oiseau pensif savoure sans hâte les brèves roulades qu'il a longuement accumulées, mûries, épurées, et qui jaillissent maintenant au gré de ses humeurs. Et bientôt l'auditeur s'installe dans la subtile immobilité de ces variations d'humeur, les fait siennes certain que c'est lui-même qui est devenu souverain là haut, posé comme un cerf-volant heureux ---- et désire que cela ne s'arrête jamais.
Henri Lemare.
Mercredi 27 Janvier 18h00
'Table ronde autour de la production discographique'
(partenariat avec le festival Sons D’hiver)
Que signifie, en 2010, de continuer à produire des disques, des objets, des sublimés, surtout quand ceux-ci ne donnent pas à entendre la reproduction (technique mais aussi politique) du même? Que signifie de persévérer, en toute indépendance ou presque, à donner une forme physique à la musique, dans un monde aux valeurs toujours aussi matérialistes mais de plus en plus dématérialisé dans sa mise ? Avec non pas la disparition, mais la raréfaction du disque, son confinement à une niche étroite du "marché", avec le développement de toujours nouveaux moyens de communication qui supposent également de nouveaux gestes, de nouvelles postures, de nouveaux affects, c'est tout le rapport à l'écoute - même live - qui change. Mais dans quelles proportions, avec quelles implications ? Et quelle est alors la tâche des "derniers producteurs", comment se réagencent les rapports entre ceux-ci, les musiciens, les lieux de diffusion et le public ? Pour en débattre, significativement chez un disquaire, une table ronde est organisée par Alexandre Pierrepont et Fabien Barontini, en présence de Daniel Richard, avec Gérard Terronès (disques Futura / Marge), Jean Rochard (disques Nato), Jacques Oger (disques Potlatch), Didier Petit (disques In Situ), Mathieu Immer (disques Amor Fati), Michel Dorbon (disques Rogue Art) et Stéphane Berland (disques Ayler Records).
+ Hamid Drake
Hamid Drake - solo batterie et percussions
Batteur majeur du jazz libre afro-américain, Hamid Drake est, il est vrai, un authentique spécialiste de cette configuration intimiste qu'il aime pousser à ses limites expressives en compagnie notamment de Sabir Mateen, Fred Anderson ou Assif Tsahar. Partenaire des plus grands noms du free jazz et de la musique improvisée depuis près de 35 ans (Don Cherry, Pharoah Sanders, Fred Anderson, Peter Brötzmann…), il s'est au fil du temps forgé un style inimitable, profondément ancré dans le blues et les pulsations élémentaires de la musique afro-américaine, mais ouvert à toutes les influences rythmiques (et philosophiques) du monde entier (intégrant les traditions indienne, afro-cubaine, africaine et jamaïcaine).
Vendredi 19 Février 18h30
'Autour de : La Monte Young'
(sortie du livre ‘’Une biographie suivie d’une introduction à la musique minimaliste’’)
présenté par Joseph Ghosn
‘’Les disques de La Monte Young sont arrivés chez moi presque par hasard. J’en ai trouvé un, en CD, abandonné dans un rayon d’une Fnac. D’autres m’ont été trouvés ici et là, en France, en Allemagne, ailleurs, par des amis qui connaissaient ma passion dévorante pour tout ce qui touchait à ce compositeur et son histoire. Avec les années, j’ai acheté des exemplaires de son disque sur Shandar, de ceux qu’il a produits pour Pandit Pran Nath, trouvé quelques CD, dont des bootlegs assez somptueux. J’ai même possédé plusieurs exemplaires de chacun de ses vinyles, j’en ai offert, échangé, revendu, racheté, perdu, retrouvé, je ne sais plus. Mais parmi eux tous, il y en a un qui m’obsède plus que tous les autres. Il s’agit du Black Record, sorti en 1969 et édité à 2000 exemplaires par Édition X, un label appartenant au galeriste munichois Friedrich Muller. Ce disque de bout de nuit, de bout du monde est encore disponible à la vente sur le site de l’artiste. Mais qui ne se sépare pas de ses exemplaires, signés, pour moins de 300 dollars pièce.’’
Journaliste aux Inrockuptibles, où il a passé huit années à écrire sur la bande dessinée, l’électronique, le cinéma et le rock oblique, Joseph Ghosn est aujourd’hui directeur éditorial des sites de Condé Nast (Menstyle, Vogue, Glamour). Il tient également à jour son propre blog.
+ Rhys Chatham
Rhys Chatham – solo trompette ou guitare ?
Rhys Chatham débuta sa carrière musicale comme accordeur de piano et de clavecin pour deux pionniers de l'avant-garde musicale : La Monte Young et Glenn Gould. Il étudia ensuite avec deux figures du minimalisme à l'époque : Morton Subotnick et Tony Conrad, avec qui il forma un groupe. En 1971 alors qu'il n'avait que 19 ans, Chatham fonda et dirigea pendant un temps le programme musical de The Kitchen à Manhattan. Ses premières compositions comme Two Gongs (1971) s'inspiraient largement du travail de Young et d'autres minimalistes. Mais rapidement, ses oeuvres gagnèrent en importance et en amplitude. A partir de 1977, après avoir assisté à l'un des premiers concerts des Ramones, Chatham et sa musique furent sérieusement influencés par le mouvement punk rock. Il prit part à l'émergence d'un nouveau courant musical baptisé plus tard No Wave et qui fut influencé par le minimalisme de Tony Conrad. C'est cette année que Chatham commença à jouer Guitar Trio à avec Glenn Branca et Nina Canal (du groupe Ut). Pendant cette période il composa plusieurs oeuvres pour de grandes formations de guitares, et notamment Drastic Classicism pour lequel il collabora avec la danseuse Karole Armitage. Les membres d'un groupe de la scène noise rock new-yorkaise, Band of Susans, commencèrent leur carrière dans les formations de Rhys Chatham. De la même manière, certains membres de Sonic Youth, débutèrent dans les formations de Branca aussi bien que de Chatham. Chatham commença également l'étude de la trompette en 1983. Ses travaux plus récents explorent l'improvisation en trompette soliste.
Novenbre - Decembre 2009
Vendredi 20 Novembre 18h30
Deleyaman
Aret Madilian - chant, claviers, saz, percussions
Béatrice Valantin - chant
Mia Björlingsson - batterie
Gérard Madilian - doudouk, shêvi
Depuis le début de l’automne 2000, Deleyaman, quatuor spécialisé dans la création d’atmosphères propices à la rêverie, l’abandon et l’évasion, dévoile une musique inspirée par certaines cultures ancestrales. Leurs influences sont liées aux nationalités diverses des membres du groupe : arménienne, suédoise et française. Dans la lignée de Dead Can Dance et en dignes héritiers, ils créent une musique envoûtante à la croisée des cultures, entre Orient et Occident, entre tradition et modernité. A ce jour, Deleyaman compte quatre albums dans sa discographie : ‘’00/1’’ (2001), ‘’Second’’ (2003) ‘’3’’ (2006) et le nouveau ‘’Fourth, part one’’ (2009), qui développe une émotion si profonde qu’il ne tient qu’à l’inexprimable de nous en montrer la voie.
Mardi 24 Novembre 18h30
Michel Vogel
Michel Vogel est né en 1941 à Strasbourg. Il se définit comme plasticien et sculpteur de sons. Très attentif aux travaux d’Antoni Tapiès et de Jean Dubuffet, il entreprend ses premières peintures matiéristes dès 1960 et pratique la sculpture, sur bois puis sur métal, depuis 1985.
A partir de 1990, Michel Vogel mène parallèlement un travail sur la matière sonore et construit son instrumentarium de métal résonnant. Ses amis minimalistes et de Fluxus l’encouragent à poursuivre son exploration acoustique particulière. Il expose régulièrement (salons d’art contemporain, galeries, entreprises, etc.) et se produit dans des concerts en solo, en groupe ou en duo, avec Philip Corner notamment. On fêtera ici la sortie de son premier disque : ‘’Une petite musique de nuit’’ qui présente une pièce jouée la nuit du 18 janvier 2002, une improvisation pour gongs préparés avec tiges en métal, cymbales chinoises, boule de caoutchouc. Sorti sur le label italien PLANAM, le titre résume parfaitement la musique cosmique et nocturne !
Vendredi 04 Décembre 18h30
Syn- & Aube L
Attiré par la complémentarité des arts entre eux, Syn-, guitariste, compositeur et co-fondateur de Prasca, crée des compositions musicales pour le théâtre, la danse, la vidéo, installations... Ses compositions atmosphériques oscillent entre des ambiances industrielles et/ou organiques lorsqu’elles ne sont pas ludiques. Outre sa participation en tant que bassiste au sein de la formation Aube L, depuis mars 2008, Syn- partage aussi la scène avec Aube L en duo pour un projet musical électro/post-rock depuis septembre 2009. Aube L compose et joue : guitares, loop, samples, voix, tandis que Syn- apporte les arrangements à la basse/effets. Le duo nous transporte ainsi dans un univers sensible et fracassant, en quête d’exploration sonores touchant à l’électro et au post-rock.
Samedi 12 Décembre 18h00
Koch - Denzler - Badrutt
Hans Koch - clarinette basse et électronique
Bertrand Denzler - saxophone ténor
Gaudenz Badrutt - synthétiseur modulaire et électronique
Ce trio inédit réunit des musiciens qui se connaissent de longue date. Hans Koch et Bertrand Denzler ont beaucoup joué en duo et publié le CD "Asymétries" (Ambiances Magnétiques). Gaudenz Badrutt, membre du duo électroacoustique strøm, travaille avec Hans Koch sur de nombreux projets depuis plusieurs années.
Ensemble, ils vont explorer les possibilités offertes par l'association des instruments acoustiques et électroniques, dans le droit fil des recherches qu'ils mènent par ailleurs au sein de formations comme Koch-Schütz-Studer, Trio Sowari ou strøm.
Vendredi 18 Décembre 18h30
CALX: Jean-Luc Guionnet – Edward Perraud
Jean-Luc Guionnet - saxophones
Edward Perraud – batterie
Calx : duo formé en 1995. ‘’Creuser du temps pour en gagner, et l’inverse : s’en donner’. Plus de silences que de bruits… et tordre ce qui reste à le faire blanchir. Créer un espace dans le temps, ni beau, ni laid. Et tailler tout ça à la hache, qu’on parle d’autre chose. A la lettre c’est ‘’un peu’’ vrai mais on ne lit jamais à la lettre ! Jouons !’’.
Rentrée 2009
Vendredi 09 Octobre 18h30
Textile Orchestra
Alexandre Bellenger - Aaron Moore - Arnaud Rivière
Textile Orchestra a été créé en 2004, lors du premier Bag of Spoon, série de concert initiée par le label Textile, et regroupait pour cette première Alan Courtis (Reynols, l'autopsie a révélé que la cause de la mort était l'autopsie, etc…), Aaron Moore (Volcano The Bear, Amolvacy), Dan Warburton (Rats, Return of the new thing), Alexandre Bellenger (Bobby Moo, Couleur, Cab, S.M.H.O.T.) et Arnaud Rivière (Bobby Moo, Coupe Coupe, etc…). D'autres concerts incluant les autres membres de Volcano The Bear se sont fait depuis.
Profitant du passage d'Aaron Moore par ici, c'est en trio que Textile Orchestra célèbre la sortie du disque For The Boss, publié depuis par le label Beta Lactam Ring.
Vendredi 16 Octobre 18h30
Simon Finn - Joolie Wood !
Simon Finn naît en 1951 à Surrey, puis déménagea à Londres en 1967 où il joua en première partie d'Al Stewart au Marquee Club de Soho. En 1970, il sort son premier album intitulé ‘’Pass the Distance’’. Celui-ci obtint quelques années plus tard le statut d'album légendaire du fait de la difficulté de se le procurer. "Pass the Distance" est remasterisé et redistribué en 2004 par Durtro/Jnana Records. Une version vinyle de l'album distribuée par Mayfair Music voit également le jour en 2008. En 2004, après trente-cinq ans d'absence, Simon Finn fait son retour sur scène en compagnie du groupe Current 93 à Toronto. Depuis, il se produit dans de nombreux pays et villes. Son second album et premier enregistrement en 35 ans, ‘’Magic Moments’’, est distribué en 2004 par Durtro/Jnana. Simon Finn habite longtemps à Montréal, avant de rejoindre le Royaume-Uni en 2008. A ce jour, il a quitté Current 93 et se produit seul. Son dernier album, ‘’Accidental Life’’ est sorti en juillet 2007 sur son propre label Ten-To-One. Simon Finn a joué sur scène avec Current 93, Graham Coxon, Thurston Moore, Antony and the Johnsons...
Vendredi 23 Octobre 18h30
Mama Baray
Raymond Boni/ Bastien Boni/ Maki Nakano
Saxophoniste et clarinettiste japonaise, Maki Nakano vit en France depuis 2002. Elle a étudié le jazz et l’arrangement au Conservatoire National de Paris et a sorti trois enregistrements avec son trio Ky et en quartet avec le guitariste virtuose Raymond Boni. Son univers fonctionne comme des sortes de Haïku aux influences multiples, de Satie à Takemitsu, en passant par Coltrane. Mama Baray est une nouvelle formation dans laquelle elle convie le guitariste Raymond Boni et son fils le contrebassiste Bastien Boni.
De la guitare de Boni, qu’elle soit électrique ou acoustique, s’échappent des échos du flamenco, de la rumba, des traditions ‘’tziganes’’ d’Europe centrale ou des Balkans, des bribes de chansons, de standards de jazz, des tournures qu’on reconnaît comme la signature de grands improvisateurs… S’échappent aussi des phrases imprévisibles, comme des appels du futur. (…) Boni réussit à rendre manifeste son appartenance à une communauté à travers une expression totalement personnelle. C’est ainsi qu’au-delà de la musique, l’improvisation fait place à des impressions que nous entendons comme des échos de ‘’la vie même’’.Patrick Williams
Jeudi 29 octobre 18h00
Animal Hospital + Blackthread
Animal Hospital - Kevin vient de Boston, il est une espèce d'homme orchestre du 21ème siècle. Dans son projet solo : "Animal Hospital", Kevin joue de la guitare, de la batterie et chante. Il créait ses titres en jonglant comme une pieuvre entre ses instruments et ses pédales d'effets : alternance d'arpèges classieux, de boucles cinématiques et envolées sonores.
Blackthread - Echappée solitaire de la moitié de One Second Riot (noise / post harcore - Lyon), Blackthread est un exutoire personnel sombre et habité : spoken words schizophrènes, chansons murmurées, mélancolie douce, paysages chantés, vignettes à découper soi-même, trouvailles sonores, boucles cinématiques ou instruments délicats...
Blackthread navigue en territoire clair obscur, nous entraînant dans sa dérive douce amère.
Samedi 31 Octobre 18h30
Frédéric Firmin
En 1981, Frédéric Firmin fait son premier concert en solo, il se définit alors comme un batteriste, ce qui lui correspond tout à fait. Cet homme là fait chanter sa batterie comme personne et comme l’instrument se nomme batterie, il est naturel que celui qui en joue se prénomme batteriste. A partir de 1984, il va se mélanger avec d’autres artistes comme le trompettiste Andrew Crocker, le percussionniste Christian Nicolas, l’accordéoniste Raul Barboza, le trapéziste Joce Pece, le créateur d’instruments de percussions Alain Mignon, la Chorégraphe Christine Gérard, le Danseur de Hip Hop Bintou Dembele et plus récemment la danseuse de Buto Séverine Delbosq, le Guitariste Camel Zekri, l’éléctro acousticien Rémy Dury et le saxophoniste Bruno Wilhelm. Frédéric Firmin est un musicien tout en finesse.
Vendredi 06 Novembre 18h30
Sylvain Cathala – Franck Vaillant
Sylvain Cathala et Franck Vaillant, du groupe Print, proposent une musique résolument expérimentale et sophistiquée basée sur une dialectique écriture/improvisation très contemporaine. Evoquant de façon subliminale les petites formations laboratoires de l’école tristanienne, il puise ses modèles aux sources vives de la modernité jazzistique (Steve Coleman pour ce qui est du groove rythmique fondé sur des métriques rigoureuses et implacables ; Tim Berne pour cette façon hypnotique d’emboîter les structures dans des mises en abyme infinie ; mais également plus près de nous, Benoît Delbecq et Guillaume Orti pour leurs poétiques de l’hybridation…). Ils inventent une musique adulte et rigoureuse, pleine d’énergie contrôlée, mettant en œuvre des structures polyrythmiques complexes, fondé sur l’impair et le déséquilibre. Ils prouvent une fois de plus ici, à qui en doutait encore, que cette musique intimement connectée à notre époque, n’a décidément rien de froidement formaliste. Stéphane Ollivier
Aout à Septembre 2009
Vendredi 11 Septembre 18h30
Lena Circus + Hiroko Komiya
Nicolas Moulin/ Antoine Letellier/ Guillaume Arbonville/ Hiroko Komiya
Depuis sa création en 1999, Lena Circus s'est taillé une réputation dans la sphère underground française (surtout parisienne) pour ses interactions musicales avec d'autres formes artistiques contemporaines, telles que des actions de plasticiens, des ciné-concerts et surtout, des performances de danse butô. L'instrumentarium de base (guitares, batterie, percussions) sera ici complété par la grammaire sonore et vocale de Hiroko Komiya, une percussionniste qui, suite à l’étude des percussions auprès d'un joueur de tabla indien, évolue vers l'univers butô. Son approche primale de la voix et sa panoplie de percussions, objets et sons naturels divers accentuent les reliefs et les strates des espaces creusés par le trio, en quête des respirations dansantes des ténèbres de l'existence... Avec Hiroko Komiya, ils sculptent des instantanés atmosphériques à la spatialité caverneuse qui sont comme les miroirs des contorsions corporelles du butô. Leur musique génère des visions anamorphiques faites de drones lancinants, de volutes vibratoires, d'écoulements statiques, de tensions organiques, de soubresauts, de grondements, de crispations qui vivent par et pour eux-mêmes... comme si on cherchait à freiner un phénomène d'ébullition dans son élan vers le stade éruptif. Stéphane Fougère
Vendredi 18 Septembre 18h00
Urs Leimgruber – Barre Phillips - Jacques Demierre
Urs Leimgruber multiplie depuis de nombreuses années les rencontres avec des musiciens de toute la planète (Fritz Hauser, Joëlle Léandre, etc.) Jacques Demierre est plus rare mais non moins indispensable. On l’a vu en compagnie de Barry Guy et de Lucas Niggli ou encore lors de micro-solos (Mhère 2004). Quant à Barre Phillips, il est un musicien majeur du jazz improvisé européen en compagnie de John Surman, d’Evan Parker, en solo, etc. En son âme et coeur, cette musique est faite de subtilité, de modestie, de nuance et de concision. Un des choix du trio semble avoir été de prêter une attention particulière à la dynamique: Que l'activité physique de produire un son sur son instrument puisse devenir la musique elle-même. C'est à peine audible, mais extrêmement vivant si l'on y prête attention. En lieu et place d'un discours basé sur l'harmonie et la mélodie, ces trois musiciens communiquent par effleurements, grattages, notes brisées, respirations, souffles, grincements, caresses, morsures, sifflements, intervalles détendus. Ils effacent les lignes, compriment les gestes, condensent les mouvements. D’allusions furtives en figures affirmées, le jazz se dessine aux détours de ce trio comme un mirage au-dessus d’une route déserte. On n’est jamais vraiment sûr de l’avoir vu mais il était peut-être là…
Vendredi 25 Septembre 18h30
Peeping Tom
Pierre-Antoine Badaroux/ Joël Grip/ Antonin Gerbal
Avant tout, précisions liminaires indispensables, non il ne s’agit pas du projet pop de Mike Patton. Pas plus qu’une soirée hommage au splendide film de Michael Powell (Le Voyeur) ou à un titre du Black Market Music de Placebo. Peeping Tom, c’est aussi un trio de jeunes musiciens surdoués qui prend un malin plaisir à revisiter, détourner, recycler, pour finalement réinventer des standards du bebop à la sauce free. Et quelle sauce ! Brûlante, épicée, avec un méchant goût de reviens-y. Une relecture intense, à cent à l’heure et totalement jouissive, des thèmes de Charlie Parker, Monk, Bud Powell ou Gillespie, dopés par une énergie impressionnante, dynamités par un drive imparable. Un œil, respectueux, sur le passé, l’autre rivé loin devant, sur un avenir du jazz plus prometteur que jamais. Une toute jeune formation qui, n’en doutons pas, ne devrait pas tarder à se faire un nom.
Avril à Juillet 2009
Jeudi 14 mai 2009 à 18h30
Claude Parle (accordéon), Jean-Luc Petit (Sax) & Mathias Pontévia (batterie)
Résolument engagé sur la voie de l'improvisation libre, ce trio composé de trois musiciens uniques : Claude Parle, Jean-Luc Petit et Mathias Pontévia offriront pour l’occasion aux auditeurs du Souffle Continu, une musique de l’instant, libérée par le geste, l’instinct et l’imagination… A découvrir !
Originaire de Sens, Claude Parle étudie l’accordéon au début des années soixante, découvre les musiques non-écrites et entame des recherches sur les sons élémentaires associés à des objets. Il rencontre Rüdiger Carl, Irène Scheitzer, Hans Reichel. En 1969, il joue ‘’Claude Parle et ses potes", premier spectacle improvisé avec cuisine, matériel roulant, guitares, boites de conserve et ustensiles d'intendance (le concert dure trois heures et demie, les musiciens se relaient pour boire et manger sur la scène qui devient progressivement impraticable à cause des détritus, le ravitaillement s'effectuant au moyen d'une moto descendant les escaliers de l'amphi). Il joue à l'ambassade Américaine aux côtés de Don Cherry, Okai Temiz, et Johnny Dyanni… Puis à Châteauvallon avec "Don Cherry New researches". Il tourne ensuite avec Bernard Vitet, Michel Potage, Jac Berrocal, Françoise Achard et participe à l’organisation du festival "Sens Music Meeting"… Il se consacre par la suite plus spécialement à la danse. Nombreux stages, interventions et performances, notamment avec des danseurs de Buto : Masaki Iwana, Mindora, Maki Watanabe, Toru Iwashita, Atsushi Takenutchi, Gyohei Zaitsu, Cinzia Menga, Yumi Fujitani…
Parallèlement à ses études à l’école d’Art d’Angoulême, Jean-Luc Petit entreprend l’apprentissage des saxophones et des clarinettes de façon autodidacte. Ses rencontres décisives avec d’abord Etienne Rolin et plus tard Kent Carter le conforte dans l’idée de devenir musicien. Il collabore longtemps avec Etienne Rolin et fonde avec lui le Trio Ever et participe à ses nombreux autres projets. Il joue en quartet avec Kent Carter et rencontre des musiciens comme Olivier Johnson, Jean-Jacques Avenel, Takashi Kako, Carlos Zingaro, Glenn Ferris… Il compose des musiques pour le théâtre et participe avec le comédien et poète Daniel Crumb à plusieurs spectacles sur des poèmes de Charles Bukowski,… Depuis quelques années, il recentre sa pratique sur le seul saxophone ténor et sur l’improvisation libre.
Batteur et percussionniste, Mathias Pontévia dirige divers orchestres rock et freejazz : Aghartha, Machine_Gun et participe à diverses formations de musiques improvisées avec Bertrand Gauguet, Jean-Sébastien Mariage, Heddy Boubaker, Nush Wershowska… avec des danseurs Ly Thanh Tiên, Camille Escudero… et croise lors de rencontres dans des contextes d’improvisation : Barre Philipps, Martine Altenburger, Michel Doneda, David Chiesa, Laurent et Fabrice Charles, Frédéric Nogray, Daunik Lazro, Bertrand Denzler, Jérôme Noetinger, Tatsuya Nakatami, John Russell, Frédéric Blondy, Dominique Regef...
Mercredi 20 Mai 2009 à 18h30
Malcolm Goldstein (violon) & Didier Petit (violoncelle)
Malcolm Goldstein et Didier Petit suivent avec une constance exemplaire les voies de l’improvisation et entretiennent une relation très particulière avec leurs instruments respectifs, qu’ils explorent en tant que prolongement de leurs corps.
Après une première expérience en duo le 28 avril 2006 aux "Instants Chavirés" à Montreuil, ils se retrouvent de nouveaux ensembles pour une rencontre captivante, vibrante, voire palpitante !
Malcolm Goldstein travaille depuis le début des années 60 à New York City dans le domaine de la musique nouvelle et de la danse, en tant que compositeur et violoniste, co-fondateur et l’un des directeurs du Tone Roads Ensemble (avec Philip Corner et James Tenney), ainsi qu’en tant que participant au Judson Dance Theater, au Festival de l’Avant-garde de New York et à la Experimental Intermedia Foundation. Depuis cette époque, il a fait de nombreuses tournées à travers l’Amérique du Nord et l’Europe, donnant des concerts de violon solo et se produisant avec de nombreux ensembles de musique nouvelle et de danse. Sa musique fut jouée entre autres aux festivals : New Music America, Inventionen (Berlin), Prix Ars Acustica de la radio Westdeutscher Rundfunk, Wittener Tage für Neue Kammermusik, Pro Musica Nova (Brême), TonArt (Berne) et Sound Culture (Tokyo). En outre, il travaille entre autres avec l’Ensemble für Neue Musik de la radio Hessischer Rundfunk, L’art pour l’art, Essential Music, le New Performance Group (Cornish Institute). Goldstein a travaillé à plusieurs reprises avec John Cage et la Merce Cunningham Dance Company. Il dirigea le Festival de Musique Nouvelle de la radio Hessischer Rundfunk et participa en 1992 au festival de Francfort : ‘’John Cage Anarchic Harmony’’.
Didier Petit commence à jouer du violoncelle dès l’âge de six ans. Il entre au conservatoire classique, étudie le violoncelle, outil qu’il va travailler et sonder avec le temps. Mis en étroit contact par son milieu familial, il se passionne très jeune pour la musique contemporaine. Il côtoie des musiciens : Pierre Penassou, Claude Ballif, Cathie Berberian, le quatuor Parrenin, Yves Prin et le claveciniste Scott Ross. Dans une envie d’excès et de dépassement cérébral et corporel, il se tourne vers le jazz et les musiques improvisées. Magistralement marqué par l’Arkestra de Sun Ra et le Celestrial Communication Orchestra d’Alan Silva auquel il participera durant dix années, il entre comme élève à l’I.A.C.P, devient enseignant puis administrateur. Il prend conscience de l’existence d’un certain nombre de musiciens improvisateurs européens par sa rencontre avec Misha Lobko. Il partage alors de nombreuses aventures musicales avec Vladimir Tarasov, Sakis Papadimitriou, Daunik Lazro, Bruno Girard, Denis Colin, Carlos Zingaro, Roger Turner, Benat Achiary, François Tusques, Marilyn Crispell, Jac Berrocal... Co-organise les ‘’décades de musiques improvisées’’ à la galerie Maximilien Guiol. Afin de réaliser son désir de constituer l’utopie d’un courant, il lance en 1990 la collection de disque In Situ. Utopiste et réaliste Didier Petit ne perd toujours pas ce goût profond pour le risque et l’imaginaire, car il continue de croire en une certaine résistance de l’art.
Vendredi 22 mai 2009 à 18h30
Gaë Bolg + Lise N. + Trublion 23 (guitares, voix, trompettes, bandes, banjo et flûte à bec)
Après avoir pris ses distances avec Sol Invictus, Eric Roger a donné vie à un nouveau projet : Gae Bolg (anciennement nommée Gae Bolg and The Church Of Fand). Proche du néo médiéval, Gae Bolg proposera pour Souffle Continu, un set en compagnie de Lise N. et de Trublion 23. Une invitation aux auditeurs dark, larges d'esprit, de parcourir l'époque médiévale religieuse.
"Une messe dominicale dans les travées de Notre Dame qui côtoie la grande musicalité de cuivres inspirés, voilà un bel arrachement face à l'homogénéisation musicale actuelle et à la mainmise des stéréotypes." (Aäzteq / Obsküre).
Samedi 23 mai 2009 à 15h00
Trisomie 21
Philippe Lomprez (Chant) fera une séance de dédicaces pour la sortie de l’album ‘’Black Label’’ à Souffle Continu !
http://www.trisomie21.tv/
Vendredi 29 Mai 2009 à 18h30
Soirée John Coltrane avec le label RogueArt et le journaliste/biographe Franck Médioni
Denis Lavant (lecture), Sylvain Kassap (clarinettes), Claude Tchamitchian (contrebasse), Ramon Lopez (batterie, percussion)
Ascension, tombeau de John Coltrane s’inscrit dans le prolongement du livre « John Coltrane, 80 musiciens de jazz témoignent » paru aux éditions Actes Sud en 2007, une série de témoignages que j’ai recueillis quarante ans après la disparition de l’auteur de « A Love Supreme ». Il s’agit d’un jazz poem que j’ai écrit, évocation libre de John Coltrane sans mimétisme, sans analogie d’emprunt, mais au plus près de la musique, de la matière sonore, dans le dialogue, conjuguant les forces et les gestes. Denis Lavant (voix), Sylvain Kassap (clarinettes), Claude Tchamitchian (contrebasse) et Ramon Lopez (batterie) lui ont donné vie. (Franck Médioni).
Depuis près de quarante ans le jazz est en état de manque et ce manque est dû à John Coltrane disparu en juillet 1967. Il est relatif cependant. Les ondes continuent de diffuser Coltrane. Chez les disquaires, dans les bacs à son nom, on trouve coffrets, rééditions et publications inédites. Du côté des musiciens, il inspire les mémoires. Sa présence active et diffuse est indéniable. Peut-être faut-il désormais l’inscrire dans les mots ?
C’est ce que tente Franck Médioni dans un texte incantatoire qui se veut salutation et célébration aimantées par la voix émouvante, toujours à la limite de la brisure de Denis Lavant. Franck Médioni est en résonance élective avec la période terminale de l’odyssée coltranienne, celle qui a trait à la proximité du free jazz et à l’émancipation spirituelle. Coltrane y est reconnu comme un Prométhée, un Dionysos, endossant enfin la parure d’un insaisissable saint. Car Coltrane, averti des philosophies, n’était pas sans savoir que l’ultime de l’art réside dans la saisie du soufflé primordial et de la danse de l’univers.
Il s’imposait à lui que le continuum du flux sonore ne pouvait être que cosmique et que l’artiste se devait d’être au service de la beauté du monde y compris au travers du chaos.
C’est ce dont rend compte le poème que Franck Médioni scande en seize séquences. Si aucune des improvisations libres ici ne réfèrent à un thème précis de Coltrane – un thème d’Albert Ayler : For John Coltrane, ouvre l’album –, il est toutefois bien là et inspirant. Et que dire du plaisir d’entendre, entrelacé avec le texte, un retour du free spirit, par le truchement du lyrisme épique des clarinettes de Sylvain Kassap, des somptueuses lignes de basse de Claude Tchamitchian et des subtiles polyrythmies des percussions de Ramon Lopez ? Sans doute une critique pressée et peu vigilante a-t-elle contribué à l’effacement du free de la jazzosphère, à son rangement au magasin des accessoires datés. Probable également que l’on a trop vite accepté que les musiques improvisées contemporaines en soient les uniques dépositaires. Il faudra bien admettre que le free ne demande qu’à renaître et que, tel Coltrane, il n’a cessé d’être animant. En écho à la voix du déchirement qu’incarne Denis Lavant, le remarquable trio réuni par Franck Médioni nous rappelle que le free est aussi : ‘’Ce qu’on appelle le jazz’’. (Yves Buin).
Jeudi 04 Juin 2009 à 18h30
Mineral Paradox / Bruno Wilhelm (sax), Edward Perraud (batterie) & Arnault Cuisinier (contrebasse) trio
Mineral Paradoxe ou le mouvement incessant d'un présent en devenir qui n'a rien oublié. Travail de la forme et du son, sculpture d'un temps toujours présent dans l'urgence du tout improvisé, funambulisme d'un ouvrage perpétuellement remis sur le métier à tisser. Arnaud Cuisinier, Bruno Willem et Edward Perraud, nous enivreront de leurs paysages musicaux, pour fêter la sortie de leur album sorti récemment chez Quark Records.
Musicien de formation classique Arnault Cuisinier poursuit sa formation au sein de la classe de jazz avec François Jeanneau et Jean François Jenny-Clark où il obtient le premier prix. Il collabore à Kassalit du saxophoniste Philippe Lemoine et joue aux côtés de Claudia Solal, David Liebman, Rick Margitza, François Jeanneau, Eric Barret, Sylvain Kassap, Glenn Ferris, Joe Rosenberg, Manu Codjia, Denis Colin… Il est également chanteur et acteur d’Opéra.
Bruno Wilhelm sillonne depuis une vingtaine d’années, les lisières du jazz et des musiques improvisées, avec quelques irruptions dans les musiques écrites, le théâtre et la danse. Il se produit dans de nombreux festivals avec David Liebman, Chico Freeman, Steve Lacy, Jean-Marc Padovani... Membre de l'orchestre National de Jazz dirigé par Franck Tortiller de 2005 à 2008. Il dirige, au cours de résidences artistiques en France et à l'étranger de nombreux projets incluant l'écriture et l'improvisation, réunissant des formes esthétiques et des traditions musicales éloignées.
Batteur et percussionnistes, Edward Perraud a une frénésie de jouer, dans le plus pur sens du terme, une soif de musique et de création qui le conduisent à embrasser tous les genres, sans à priori. Il compte aujourd’hui à son actif une quarantaine de disques sur de nombreux labels. Depuis dix ans il a joué avec beaucoup de musiciens des scènes européennes et américaines tels que Paul Rogers, Dan Warburton, John Butcher, John Edwards, Johannes Bauer, Bernard Lubat, Michel Portal, Vincent Courtois, Daunik Lazro, Jean-Luc Cappozzo, Didier Petit, Camel Zekri, Lucia Recio, Olivier Benoit, Peter Scherr, Marc Helias, Itaru Oki, Tempsion, BIG avec Frederick Galiay, French Doctors… Il apprend depuis huit ans la musique indienne (tablas d’inde du nord) et étudie depuis quatre ans avec Biplab Battacharrya à Calcutta. Compositeur, improvisateur et chercheur, partisan du don de soi, il revendique un parcours loin des chapelles où tout doit être possible.
Vendredi 12 juin 2009 à 18h30
Johan Asherton
Il y a vingt ans, dans une autre vie, Johan Asherton était le leader des Froggies, un groupe de rock français anglophile, dans la lignée des Flaming Groovies. Depuis, notre troubadour rangé des watts a troqué son instrument électrique contre une bonne grosse vieille guitare acoustique en bois, aux flancs pansus et aux courbes généreuses. Et sa musique est au diapason : un folk romantique et grave, qui emprunte parfois à la musique celtique ou aux ballades médiévales. S'il fallait trouver des équivalents, on évoquerait Nick Drake pour les ambiances à la délicatesse mélancolique, Scott Walker pour la voix de basse caressante, ou Leonard Cohen pour les textes lyrico-mystiques.
Ce trublion discret a choisit à choisit la boutique Souffle Continu pour égrener ses arpèges lunatiques sur des cordes vibrionnantes, entre folk-rock à la Byrds ou amour courtois façon Donovan. Ça sent l'humus et le feu de bois, l'herbe coupée et les fougères. Une salutaire bouffée d'oxygène. (Philippe Barbot)
Johan Asherton apprend tout d’abord le violon, puis le piano, mais c’est en découvrant Jimi Hendrix que va naître sa fascination pour la guitare électrique et la musique pop en générale. Au cours des années 1970, il connaît diverses expériences musicales en jouant au sein de quelques groupes de rock. C’est à cette époque qu’il découvre entre autres Marc Bolan & T-Rex, Bob Dylan, Johnny Winter ou encore Rory Gallagher, qui auront une influence majeure sur lui. Au début des années 1980, il enregistre un premier single, puis forme The Froggies, groupe de rock garage-punk dont il sera le leader (chant et guitare). Suivront deux albums des Froggies. Il rejoint ensuite le groupe Liquid Gang (Blues) avec lequel il enregistre un album. Au milieu des années 1980, Johan Asherton connaît une période de flottement. C’est là qu’il découvre (ou redécouvre) peu à peu la musique Folk des années 1960 et 70, à travers des artistes comme Townes Van Zandt (qu'il rencontrera en 1992 et à qui il dédit la chanson "Ode to Townes"), Bob Dylan, Leonard Cohen, Tim Hardin, David Blue, Donovan, Nikki Sudden, et surtout Nick Drake, artiste au destin tragique, qui le hantera pour toujours. Il s’immerge totalement dans cet univers folk ou il puise toute son inspiration. Il abandonne peu à peu la guitare électrique pour s’orienter exclusivement vers la guitare acoustique qui devient son instrument de prédilection. En 1988, Johan Asherton sort ainsi son premier album solo ‘’God’s Clown’’, une réussite à tous points de vue, dans une veine résolument Folk, suivront ‘’Precious’’ et ‘’The Night Forlorn’’. En 1995, il sort ‘’The Moon, Soon’’, son album le plus épuré, le plus sombre, le plus intimiste, dans lequel il rend hommage à Nick Drake. Avec ‘’Under The Weather’’ en 1996, il revient à une instrumentation plus riche. En 1998, il sort ‘’Bluesology’’, proposant des compositions qui lui ont été inspirés par Bert Jansch, Davy Graham, ou encore Wizz Jones. Il ouvre les années 2000 avec ‘’Trystero’s Empire’’, certainement son album le plus éclectique. Enfin, en 2005, arrive l’incontournable ‘’Amber Songs’’, que beaucoup considèrent comme son meilleur album, et que la critique n’hésitera pas à classer dans les meilleurs disques de Folk toutes époques confondues. Il consacre aussi une partie de son temps à l’écriture de recueils de poèmes et publie une biographie sur Marc Bolan & T.Rex, dont il a sorti un album de reprises, "Cosmic Dancer : A Tribute To Marc Bolan", en septembre 2007.
Vendredi 19 juin 2009 à 18h30
Soirée Ayler Records / Abdelahaï Bennani (sax) solo
Le saxophoniste Abdelahaï Bennani se produira solo et présentera aux auditeurs de Souffle Continu son nouveau disque en trio : ‘’There Starts The Future’’, avec Benjamin Duboc et Edward Perraud, produit par le label Ayler Records, un label passionnant qui confirme ici son goût pour les disques aventureux. Avec la production soignée qui le caractérise, ce label suédois propose quelques-uns des enregistrements les plus réussis de ces dernières années en matière de musiques improvisées et de free jazz : l’éclosion d’Exploding Customer, c’est grâce à Ayler, les magnifiques albums de Henry Grimes, Jemeel Moondoc, Anders Gahnold, Steve Swell, Stephen Gauci, Charles Gayle, The Fish, c’est aussi chez Ayler…
Né au Maroc, Abdelhaï Bennani est initié dès son enfance à des rythmes traditionnels simples pour participer aux fêtes. Vers l’adolescence, il découvre la musique occidentale par la radio et le jazz par les disques, mais c'est quelques années plus tard, à travers la musique de Jimi Hendrix, qu'il rencontre une musique populaire utilisant l'improvisation comme système d'expression. Après avoir étudié la biologie, il réalise que la musique lui est indispensable pour communiquer, il décide alors de se consacrer au saxophone et s'installe à Paris. De 1983 à 1985, il fréquente l'IACP (Institut Art Culture Perception) et fait connaissance de son fondateur Alan Silva. Très attaché à sa culture où le mode de transmission est principalement oral, il rejette la partition écrite et peine à trouver des musiciens avec qui jouer. C'est en solo qu'il enregistre son premier disque Ensounded. Il tourne ensuite avec Camel Zekri et Makoto Sato, au sein du trio Africasia puis enregistre "Enfance», avec le Abdelhaï Bennani Quartet dans lequel figure son compagnon de route Alan Silva, Makoto Sato et Itaru Oki.
Jeudi 25 juin 2009 à 18h30
Min Hye-Sung (voix / p’ansori) solo
Ce sera pour les amateurs de p’ansori l’occasion de découvrir cette grande chanteuse de la nouvelle génération qui a récemment publié en Corée un enregistrement live remarqué du p’ansori Heungboga (Le dit de Heungbo), une pièce qui sera représentée en version intégrale dans la grande salle de la Maison des Métallos le mardi 23 juin à 20h00. Cette pièce aussi dramatique que drôle et une belle rencontre en perspective pour un public curieux de faire connaissance avec un genre, reconnu depuis le succès du film d’Im kweon-taek : ‘’La chanteuse de p’ansori’’, mais dont la venue en France est encore assez exceptionnelle. Elle fera un court passage au Souffle Continu juste avant de rencontrer le violoncelliste Didier Petit pour une séance de découverte et d’improvisation totale à l’Atelier Tampon-Ramier.
Disciple de la grande chanteuse Pak Song-hee, trésor national vivant, Min Hye-Sung est aujourd’hui, à moins de quarante ans, une spécialiste reconnue de cet art emblématique de la culture coréenne qu’est le p’ansori, ‘’chant traditionnel à une voix avec tambour’’, ‘’récit épique populaire et savant’’, ou, pour résumer : ‘’opéra rauque’’. Elle l’enseigne à l’Université Won-Kwang d’Iksan, au coeur de la région du Jeolla, berceau historique du genre, et se produit régulièrement en Corée. Elle tourne aussi en Chine et en Mongolie, et désormais en France.
Samedi 25 juillet 2009 à 18h30
'Fantastic Merlins' duo
Nathan Hanson (sax) & Brian Roessler (contrebasse)
Deux membres du groupe, le saxophoniste Nathan Hanson et le contrebassiste Brian Roessler, se sont donné rendez-vous à la boutique Souffle Continu afin de présenter leur dernier disque… et dialogueront en duo pour notre plus grand plaisir… Attention, ces deux là ont les clés de beaux espaces où nous aimerions vivre, ouverts !
La musique des Fantastic Merlins n'insinue pas, elle progresse en plein air dans tous les sens du terme. Elle se dirige par une suite de petits événements propres à éveiller doucement les consciences. Elle aime chanter et parfois explose, comme seul peut le faire l'homme délibérément réfléchi. Elle joue de lucidité, de contrastes, d'humour aussi et de sensualité tendue de couleur. Elle s'élance, s'enlace, tente les formes vivifiantes, attrape le pompon sans s'attarder. Elle cultive le paradoxe léger. Elle sait hériter. Elle fait confidence. Elle réside dans le présent instable en regardant paisiblement autour. Elle n'impose pas, elle est forte. Son désir émerge de son énigme. Elle ne cherche pas de preuves, elle touche simplement. Elle est en chemin. Ça marche !
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Souffle continu - Lundi au Samedi : 12h- 20h
20/22 rue gerbier - 75011 paris -Tel./Fax 01 40 24 17 21
M° Voltaire ou Philippe Auguste
soufflecontinu@gmail.com - Communiqué de Presse
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